Domaine d'O



Retrouvez toutes les informations et la programmation de la saison 2017/2018 sur www.domainedo.fr

 

Le domaine d'O, dans sa partie nord, dépend de Montpellier Méditerranée Métropole depuis le 1er janvier 2018. Situé à Montpellier et accessible en tramway, il abrite un amphithéâtre de 1800 places, un théâtre couvert, le théâtre Jean-Claude Carrière, de 600 à 1200 places, un bistrot et une pinède de 3 hectares.

Origine du domaine

Le domaine est mentionné sous le nom de "mas de Villar" comme propriété du comte de Melgueil, au XIe siècle (mansus de Vilariis, 1084). En 1545, la propriété appartient à Jacques de Guilhem, seigneur de Figaret, puis elle est acquise par Jacques David , co-seigneur de Montferrier. En 1685, la seigneurie de Puech Villa est transmise à Charles de Perdrix et à son frère philippe en individis.

C'est en 1722 que commence réellement l'histoire du domaine, avec le destin peu banal d'un homme dynamique, amoureux des arts, inscrit pleinement dans son époque... mais également généreux, soucieux des pauvres et des déshérités : Charles Gabriel le Blanc, fermier des gabelles.

Créateur du château et des jardins : Charles Gabriel Leblanc

Charles Gabriel Le Blanc est né à Paris le 10 septembre 1680. Élevé dans un milieu aisé et cultivé, il est nommé Commis général des sels en Languedoc à l’âge de 30 ans et se marie en 1710 à Montpellier avec une veuve mère de dix enfants, Élisabeth-Anne Bernard.
Ambitieux et soucieux d’acquérir terres et titres, il achète la métairie dite de Saporta, puis la seigneurie de Puech Villa, propriété des frères Perdrix. Il multiplie les achats de parcelles pour agrandir son domaine et mener à bien son projet.

En 1729, il acquiert une nouvelle charge et son activité de Conseiller du Roi ne cesse plus de lui apporter honneur, fortune et notabilité, tout en lui permettant de constituer un énorme patrimoine foncier, qu’il lègue en partie à sa mort aux « Pauvres gens de l’Hostel-Dieu Saint-Eloi » de Montpellier. Il transforme d’anciens bâtiments en château et construit une chapelle et des communs. Parallèlement, il commence à aménager leurs abords par une succession de jardins d’agrément et d’enclos vivriers, de plus en plus somptueux.

En juin 1736, l’achat de la métairie de Massane et de la source de la Tuilerie marque un tournant important dans l’histoire des jardins du château d’O. Cette source, qui existe toujours, est à l’origine du développement de bassins et de fontaines magnifiques, grâce à une eau abondante, acheminée par un aqueduc souterrain. La construction du Grand Bassin dit bassin de Saint-Ferréol permet d’en réguler la distribution par de multiples rigoles. Durant plus de vingt ans, le fontainier Fabre, les sculpteurs montpelliérains Dupont, Pagès et le jardinier Philibert ornent les jardins de nymphées, de fontaines à coquilles, de bassins à jets, de corbeilles sculptées en rondebosse, de statues de nymphes et de divinités antiques, de parterres ordonnancés et de plantations diverses qui embellissent les perspectives et embaument les enclos… Jusqu’à sa mort, survenue en 1750, Charles Gabriel Le Blanc s’attache à constituer l’un des châteaux entourés de jardins, les plus élégants de la première moitié du XVIIIe siècle. Cependant l’ensemble n’est pas achevé lorsqu’il disparaît.