Le Printemps des Comédiens est une association présidée par Jean-Claude Carrière. Il a été créé à l'initiative du Conseil général de l'Hérault en 1987. Il est dirigé par Jean Varela. Chaque année au mois de juin, dans les domaines du théâtre et du spectacle vivant, il accueille entre vingt et vingt cinq spectacles et plus de 40 000 spectateurs payants.
The Printemps des Comédiens festival is an association whose president is the playwright Jean-Claude Carrière. It was created at the initiative of the General Council of Hérault in 1987. Its director is Jean Varela. Each year in June, in the fields of theater and live performance, it proposes between 20 and 25 shows and draws more than 40 000 paying spectators.

L'actualité du printemps

La trentième de tous les records
Plus de 60000 spectateurs, 90% de taux de remplissage... Mais demain ?

Eh bien voilà. Eteints les derniers projecteurs, baissé le rideau rouge de la Grenouille de James Thierrée, dissipées les ultimes acclamations. Et comme chaque année, à l’heure où se termine le Printemps des Comédiens, c’est dans un mélange de nostalgie et de satisfaction que l’équipe du festival veut remercier son public. Oui, merci à vous qui nous avez suivis sur des pistes pas toujours balisées, vous qui avez plébiscité un Arlequin en italien, vous êtes pris d’enthousiasme pour une Rencontre amazonienne en anglais, avez acclamé jusqu’au cœur de la nuit le Ca ira de Joël Pommerat… Mais combien de spectacles ne devrait-on pas énumérer ? Il a fallu cette année bien des listes d’attente, bien des prises d’assaut de la billetterie pour tenter de satisfaire un public venu en rangs plus serrés encore que de coutume. Car cette édition du trentième anniversaire est celle de tous les records. Jean Varela, le directeur artistique du Printemps, voulait « un acte fort » : « Revenir à une durée plus longue après des années de baisse. Ne rien sacrifier de nos ambitions artistiques et maintenir le festival dans ce qui est sa marque : un mélange de publics, familles, enfants, amateurs plus pointus, un mélange de genres : cirques, théâtre de texte, croisement des disciplines comme avec Triptyque… » C’est peu dire que le pari est réussi : la fréquentation du festival atteint un chiffre jamais vu en trente ans. Plus de 60.000 spectateurs ! Un remplissage des lieux de spectacle qui dépasse 90%... Il est vrai que ce chiffre bénéficie de l’effet Zingaro qui, installé dans le domaine de Bayssan à Béziers, accueillera jusqu’au 10 juillet entre 20 et 25000 spectateurs. Mais Zingaro, c’est le Printemps. Une sorte de retour aux sources même, puisqu’aux temps héroïques, le festival promenait ses tréteaux dans tout le département. Une affirmation du Conseil départemental aussi : marquer, aujourd’hui en terre biterroise, que la culture est plus que jamais une nécessité. Voilà donc le rideau baissé. Et à cet instant, chaque année, le dernier mot nous était évident : à l’an prochain, disions-nous à notre public. A l’an prochain avec des grands noms de la scène, des cirques-petits miracles comme le Cirque Poussière, des spectacles à faire chavirer des gradins par pans entiers comme Cold Blood…. Pouvons-nous le dire cette année ? Hélas, nous n’en savons rien : le transfert des compétences entre Conseil départemental et Métropole plonge l’avenir du festival dans l’incertitude. Ce n’est pas le lieu de s’immiscer dans des discussions où la politique et les exigences budgétaires s’entremêlent. Mais peut-être est-ce le moment de rappeler qu’un festival, même fort de 60000 spectateurs, est une construction fragile. Que la culture, la joie du public, le bonheur d’être ensemble dans un lieu magnifique, tout cela est une alchimie dont les dosages sont subtils. Puissions en préserver la recette l’an prochain pour un nouveau sacre du Printemps.