Avec les artistes de Bali :
Cie Semarak Makaradhwaja :
Ayu Ketut Putri Rahayuning
Dewa Putu Artana
Ida Ayu Eka Chandra Dewi
I Gede Parwata
I Ketut Wastika
I Komang Sudirga
I Made Arya Mahayasa
I Made Bandem
I Made Sugiarta
I Nyoman Mariyana
I Nyoman Windha
I Nyoman Sudiarthana
I Wayan Budana
I Wayan Kartama
I Wayan Mardika
I Kadek Sidik Aryawan
Lucia Ni Made Lidya Merianti
Ni Ketut Suharti
Ni Luh Nesa Suasthi Bandem
Ni Putu Ary Widhyasti Bandem
Ni Wayan Suartini
Pande Gede Eka Mardiana
Putu Setyarini
Avec les artistes de Java :
Cie Semarak Candrakirana :
Agung Kusumo Widagdo
Agus Prasetyo
Aloysia Neneng Yunianti
Anggono Kusumo Wibowo
Dorothea Quin Haryati
Erni Mulyanti
Irawati Koesoemorasri
Indiarni Gunawan
Kardi
Novita Sofia Iskandar
Samsuri Sutarna
Sukatno
Cie EKI -
Eksotika Karmawibhangga
Indonesia
Nanang Henri Priyanto |
«En Indonésie, sur l’Ile de Java et celle de
Bali, ma vision du monde s’élargit.
La modulation des voix, la pluie sonore des instruments du gamelan, les
masques étranges des acteurs singes, l’ondulation et la grâce du corps
des danseuses, la torsion de leurs doigts… participent à la destruction
massive de mes certitudes esthétiques.
Je suis comme Antonin Artaud en 1931, lorsqu’il découvre le théâtre indonésien.
L’exploration de cette culture d’influence indienne, peu connue en France,
est à l’image du vocan Mérapi, elle vous laisse fumant…».
D. Bedos
Ile de Java
Semarak Candrakirana est une compagnie de danse et un
centre d’enseignement pour la danse créée en 1998 par Irawati Koesoemorasri.
S’adressant aux enfants et adolescents, l’école se veut un laboratoire
de jeunes talents. En 2006 et 2007, elle accueille des étudiants de toute
la zone Asie-Pacifique. A travers l’enseignement, Semarak Candrakirana
perpétue la tradition de la danse classique javanaise et encourage le développement
de la danse contemporaine.
Irawati Koesoemorasri est une danseuse et chorégraphe indonésienne. Née
à Solo (Java Centre) en 1963, elle fonde sa compagnie et le centre pour
la danse Semarak Candrakirana, en 1998. Issue d’une famille javanaise,
elle apprend la danse et se produit depuis son enfance au Palais Mangkunegaran
de Solo.
Le répertoire de la compagnie présentera des moments de danse, de théâtre,
d’acrobatie…, celui du combat entre le géant cakil et le singe blanc, qui
représente le bien; des danses de masques Sekartaji, des danses d’amour,
des rituels de guerre issue du répertoire populaire de Java.
Performance physique, masques incroyablement suggestifs de lions et de
paons, combat et danse de palais, donneront une idée de la richesse de
cette culture javanaise.
Marionnettes javanaises
Wayang signifie théâtre en Indonésien. Le terme est employé en référence
aux différentes formes de théâtre de marionnettes, ou désigne les marionnettes
elles-mêmes. Le wayang Kulit est la marionnette du théâtre d’ombre, plate,
découpée dans le cuir et dont la silhouette est projetée en ombre sur
un écran. En javanais, le terme de «ayang-ayang» désigne l’ombre et l’imagination,
mais embrasse aussi une dimension spirituelle.
Réputée pour ses marionnettes ouvragées et la complexité de ses styles
musicaux, cette forme ancienne de narration a vu le jour sur l’île indonésienne
de Java. Pendant près de dix siècles, le Wayang s’est épanoui dans les
cours de Java et de Bali, ainsi qu’en milieu rural. Les récits empruntent
leurs personnages aux mythes indigènes, aux épopées indiennes et aux contes
persans.
NANANG HAPE
Nanang Hape est un dalang, maître de marionnettes indonésiens (wayang).
Il est diplômé de l’Institut Supérieur National des Arts de Surakarta
(Solo, Java centre). Depuis plusieurs années, il développe une recherche
sur le wayang, et crée des spectacles dans des styles extrêmement divers.
Il est un maître de cet art ancestral javanais.
Bali
Avec ses masques aux yeux exorbités et aux dents terribles,
avec ses personnages divins et ses reines en robe de brocart, le théâtre
balinais est un art d’envoûtement. La danse et la musique, le masque et
la marionnette, sont aussi les moyens de communiquer avec les esprits.
Le théâtre reste un des rites de la vie du village balinais car il raconte
les mythes et les légendes, en liant la musique, la danse et le chant.
Le théâtre balinais, aux frontières du monde magique, passe du drame à
l’humour, de la solennité au ridicule, du comique à la beauté.
Le gamelan, est l’orchestre. Chaque danse, chaque cérémonie a son gamelan,
chaque village a le sien, uniquement composé d’hommes. Dans cet orchestre
on ne rencontre aucun instrument familier aux occidentaux, tout est en
bronze et en bambou. On y trouve des gongs, des cymbales, des xylophones,
des tubes de bambou creux, d’impressionnantes cloches à bulbes sur lesquelles
on frappe avec des maillets. Mais c’est toujours le tambour qui rythme
l’orchestre.
Semarak Makaradhwaja
Créée en 1973, la Compagnie Semarak Makaradhwaja est installée au village
de Singapadou à Gianyar, Bali. De nombreux grands maîtres sont nés dans
ce village aux traditions artistiques très fortes.
Ni Luh Nesa Suasthi Bandem
Suasthi Bandem est une artiste accomplie et une chorégraphe dont le travail
est largement reconnu et apprécié. En tant que danseuse et chorégraphe,
elle s’est produite dans le monde entier : Europe, Etats-Unis, Amérique
Latine, Australie, Inde, Japon, et dans de nombreuses pays du Sud-Est
asiatique. Distinguée par de nombreux prix pour son dévouement au service
des Arts, et notamment de la danse, elle s’est vue attribuer le prix
de Siwa Nataraja par l’Institut National des Arts de Bali.
I Made Bandem
I Made Bandem est l’une des figures culturelles les plus reconnues à Bali.
Il est depuis seize ans Directeur de l’Institut National Supérieur des
Arts de Denpasar et depuis huit ans, Recteur de l’Institut National des
Arts (ISI) de Yogyakarta. Tout au long de sa carrière, I Made Bandem
a accompagné de nombreux projets artistiques à Bali.
La compagnie Sanggar Makaradhwaja présentera en alternance dans le Pendopo
(halle de spectacle) un ensemble de pièces de 5 à 10 minutes représentatives
du répertoire balinais, accompagné par le gamelan. Parmi ces pièces des
extraits de Ramayana, des extraits de Barong (figure de l’animal mythologique
aux pouvoirs magiques, du Cak, l’un des spectacles les plus appréciés à
Bali. |