Le Château d'O


Il faut prendre l'allée qui conduit à la forêt de micocouliers et dépasser le château. La simplicité de sa façade, ses douces proportions sont l'hommage de l'architecture à l'exubérance italienne du parc.

En 1762, le Vicomte de Saint-Priest, intendant des Etats du Languedoc, donne au domaine sa vocation : "ce lieu sera une folie". L'Evêque veillera sur la bonne moralité des festivités, Monsieur Jourdain, Dandin et autre Tartuffe rivalisent, vingt ans avant la Révolution, avec les derniers vestiges d'une monarchie condamnée.
En 1910, l'asile départemental d'aliénés hérite du Château d'O. Les "fadas" y jardinent ou s'y promènent. 1987, le cercle d'O des poètes a retrouvé son rituel : dans la nuit, en juin, il est silence, images, mots…

Michel Del Castillo écrit du Château d'O : "Même les eaux ont tari donnant un O gorgé d'ironie. N'y résonnent plus ni les rires des élégantes dans leurs robes à panier, ni le flot des fontaines. Tout parle de mort. Que des tréteaux se dressent pourtant devant la façade, qu'une jeune comédienne redise des répliques centenaires qu'un concerto de Mozart s'élève dans la nuit ; ou que des couleurs viennent illuminer les vieux murs : la mort aussitôt recule derrière l'illusion. Le vieux rêve soudain se ranime et les fantômes sortent du tombeau, hantant les allées gorgées d'ombre…".

La façade du Château d'O
L'allée arrière du château


L'allée qui monte à l'espace chapiteaux et à
l'
Amphithéâtre d'O

L'arrière du château et l'espace micocouliers

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