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Dom Juan : l'interminable festin...



Au fond il y a là une continuité. L’amphi d’O, inauguré avec l’Arlequin du Piccolo Teatro de Milan, s’ouvre désormais à Dom Juan. De la commedia dell’arte au drame. Un peu comme si on passait de l’acteur Poquelin, chef de troupe, débitant la farce sur tous les tréteaux du royaume, à l’auteur Molière saisi d’on ne sait quel doute métaphysique presque au soir de sa vie.
Et on ne s’étonnera pas que, depuis leur Théâtre National de Bretagne, Jean-François Sivadier et Nicolas Bouchaud, après Le Misanthrope, aient choisi ce Molière-là. Car c’est peu dire que le regard porté sur cette pièce étrange, censurée à peine née, oubliée longtemps, se modifie au gré des siècles qui passent. Dom Juan peut être tout ce que l’on veut : comédie de mœurs, réflexion sur la nature de l’humanité, sur l’existence de Dieu… Et ce d’autant plus que semble toujours passer en sourdine la musique de Mozart où se mêlent le drame et la fête champêtre. Même si on peut faire confiance à Jean-François Sivadier à la mise en scène et Nicolas Bouchaud dans le rôle-titre, pour faire un contre-pied à Mozart…
Mais ne grillons pas le suspens : on sait que Le Misanthrope de Bouchaud ne dédaignait pas entonner le Should I stay or should I go des Clash, on ne dévoilera pas de quelle partition, Dom Juan habille sa course à l’abîme. Ce que l’on retiendra en revanche, c’est l’accueil admiratif reçu partout par cette adaptation. Ce sont les louanges accumulées pour le dispositif scénique, pour la direction d’acteurs, pour la performance de Bouchaud lui-même, séducteur, enjôleur, irrésistible. Ce sont les lauriers tressés à la confection d’un grand théâtre populaire. Il n’a pas fallu moins de trois représentations dans l’amphi pour répondre à la demande du public du Printemps. Le festin de pierre ne sera jamais desservi…

Les 9, 10 et 11 à 22 h. Il reste des places. Rencontre avec l’équipe artistique le 10 à 19h. Conférence de Bénédicte Louvat-Molozay “Dom Juan histoire d'un texte et de ses représentations” le 11 à 19h, en partenariat avec l'IRCL.



Poison :
de la lecture à la scène



Découvreur de textes, défricheur de pistes : à chaque fois que Dag Jeanneret lit une pièce, quelque part au fond du parc ou sous l’un des chapiteaux du Printemps, aussi inconnu qu’en soit l’auteur, aussi étonnante sa provenance, on se dit : mais comment un tel texte ne trouve-t-il pas l’occasion d’une mise en scène ?
Or cette fois, c’est fait : Dag Jeanneret, l’homme des lectures du Printemps, a repris un des textes lus il y a peu d’années sous les pins du Domaine Départemental d’O, travaillé ensuite à sortieOuest, et enfin mis en scène dans cette édition. Ce texte, c’est Poison de la Néerlandaise Lot Vekermans. Poison ou le rendez-vous de deux êtres que la mort d’un enfant a séparés.
«Une paradoxale légèreté du désespoir», dit Dag Jeanneret à propos de cette rencontre qu’incarnent magnifiquement Christophe Reymond et Sophie Rodrigues. Et en effet : la mort, l’amour, le désir de vivre quand même, il y a tout cela dans ce grand texte qui a enfin rejoint la scène.

Les 10 et 11 à 18 h. Le 12 à 20h30. Il reste des places, sauf pour le 12 juin.
Rencontre avec l’équipe artistique le 11 après la représentation.



BoO : boOche bée




La palme de l’installation la plus folle de cette édition -et de beaucoup d’autres- revient au CirkVOST dont on verra l’aire de jeu d’assez loin à la ronde : une tour de 368 bambous entrelacés montant à l’assaut du ciel, entre mikado géant et toile d’araignée gargantuesque. Là haut vont s’installer un salon bourgeois, des musiciens et des acrobates cela va sans dire.
Là haut va se jouer un jeu étrange entre virtuosité physique et planante (c’est bien le cas de le dire) poésie. C’aurait pu être un des courus cirques de 18 h si la nuit et les lumières n’étaient nécessaires à cet étrange ballet aérien. De quoi en rester boOche bée…

Les 12, 13, 16 et 17 à 22 h. Il reste des places, sauf pour le 17 juin.



↘IOOZissu↗ : Centre des arts du cirque Balthazar




Le spectacle : Dans des situations qui semblent sans issue, ils cherchent des solutions... Comment s’en sortir ? Oser ! Y aller ! Choisir ! 100 issues alors ?
↘IOOZissu↗ est une série de courts essais. 20 petits poèmes corporels évoquent le cheminement de chacun depuis une impasse vers une sortie. Ils se posent comme autant de devinettes au spectateur qui cherchera les réponses et trouvera lui aussi les solutions.

Du 8 au 11 juin à 20h30. Il reste des places.




A sortieOuest - Béziers
du 11 juin au 10 juillet à 21h (le dimanche à 19h)
Relâche les 13, 16, 21, 23, 27, 30 juin et 4 et 7 juillet
Dans le cadre d'un co-accueil sortieOuest/ Printemps des Comédiens - programmation 2016 -Billetterie en ligne sur sortieouest.fr / 04.67.28.37.32 du mardi au vendredi de 15h à 19h.
Les espaces restauration et bar seront ouverts 2h avant chaque représentation et accessibles avec votre billet d'entrée au spectacle.
Ils seront également accessibles à tous à partir de 21h.

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