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décembre 2008

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Le prix du spectacle


En ces temps de crise, même si celle-ci n’a fait que commencer, rendons public le débat sur le financement de la culture parce qu’après tout, pour une large part, c’est sur des fonds publics qu’en France est assuré l’essentiel de la dépense culturelle.
Pour ce qui nous concerne :
Le Printemps des Comédiens est doté d’un budget de 2 Millions d’euros. 25 % de ce budget provient des recettes de billetterie, le reste est financé pour 50 % par le département de l’Hérault (882 000 € en 2008) puis pour les 25 % restants, par la région Languedoc Roussillon, l’Agglomération, l’Etat (60 000 euros en 2008…. une baisse vertigineuse de 50 %).
Nous réalisons en moyenne 45 000 entrées payantes : le coût du fauteuil au Printemps des Comédiens est le plus bas de France : environ 44 euros, dont 36 euros de fonds publics.
Pour donner un ordre de comparaison :
Le Fetival des Francophonies de Limoges, avec 10 500 spectateurs payants, est doté d'un budget de 1,5 millions d'euros. Le coût du fauteuil atteint 143 euros.
Le Printemps des Comédiens a 6 employés permanents et deux jeunes en formation professionnelle. Il emploie 150 personnes intermittentes du spectacle pendant la période du festival.
Il en est ainsi de notre histoire, avec une alternance d'années fastes (excédent) et d'années néfastes (en 2008, le froid, la pluie, l'annulation du concert de Césaria Evora) nous ont fait perdre près de 4 000 spectateurs. C'est vrai qu'au Printemps des Comédiens, festival de plein air, les aléas climatiques sont déterminants : charme et fragilité !!!

 

 

 

"Cabaret chromatic" Compagnie Transe Express


 



Alors nous nous posons en ces temps de crise, et nous ne sommes pas les seuls, la question du prix des places. Faire Bartabas ou le Cirque Plume à 32 euros (tarif plein)... c'est un des plus bas tarif de notre pays. Faire "Zoulou" (40 artistes) à 8 euros c'est permettre à un public familial de venir découvrir une culture méconnue...
Faut-il rompre avec cette politique de prix particulièrement bas ?
C'est un service public, celui de l'accès du plus grand nombre au spectacle vivant.
Des concerts au Zénith à 60 euros ne semblent pas gêner le public, du moins pour le moment. Mais les temps vont changer et il faudra bien s'adapter si nous ne voulons pas disparaître.
Alors, allons-y ! Ouvrons le débat, dites-nous ce que vous pensez, répondez sur nobre blog, nous publierons vos réactions.

Bon Noël !

Daniel Bedos

 
 
© Printemps des Comédiens