La route tsigane
Un spectacle imaginé
par Daniel Bedos
On dit des Tsiganes qu’ils sont des
voleurs de poules, d’enfants, ou qu’ils jettent «le mauvais œil».
On les croit fils de Satan, capables de semer la malédiction et les
épidémies, ou les arrière-neveux de Caïn qui erraient de par le monde
poursuivis et tenaillés par le remord… Les Tsiganes sont entrés dans
la légende. En Hongrie ils sont montreurs d’ours et de singes, les
Sintis piémontais possédaient des cirques, sur le Danube, ils sont
plutôt musiciens. Le gitan séducteur est même devenu un héros d’opéra
ou d’opérette. Ce Printemps tsigane sera l’exploration déambulatoire
d’un patrimoine artistique qu’au-delà du folklore réducteur nous
connaissons peu. Une mémoire vivante et un savoir faire artistique
qu’au fil des siècles à travers le chant, la magie, le conte, le
cirque, la danse, ce peuple nomade s’est approprié. Nous nous y sommes
mis à trois pour monter cet ambitieux projet que j’ai présenté à
Hong Kong, en Espagne, en Italie, à la Villette, en Allemagne … Tony
Gatlif et la famille Romanès feront aussi partie du voyage dont je
serai le seul gadjo. Ce sont mes amis qui comme moi, se sont ralliés
au côté des voleurs de poules qui n’ont rien à voir avec les traders
ou les financiers véreux. Nous, au Printemps, les poules on vous
les rendra !
Daniel Bedos

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